LES BANCS PUBLICS

A partir d'images de bancs publics, Emanuelle delle Piane échafaude dix-sept petites histoires non exempte de noirceur et de cruauté, voire d'un brin de perversité. Aigreur haineuse des vieux couples, nostalgie d'un premier amour, rejet des gros. Des histoires rarement éclaboussées de rose mais jamais convenues, où l'on croise de drôles d'artistes et de drôles de voisins. Ambiance petits fours au manoir ou même ambiance polar. Brassens a déjà chanté les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics, elle n'y reviendra pas.

L'auteure laisse aussi les bancs s'exprimer, ils ont des choses à dire. Sur l'indifférence d'une statue de pierre, dont ils rêvent d'accueillir le fessier. Sur le comportement des humains, des irrespectueux qui saccagent et qui salissent. Pour autant, la plume d'Emanuelle delle Piane n'est pas là pour nous faire la morale, elle préfère parapher ses constats désabusés d'un trait trempé dans l'humour noir.

 

Un recueil de nouvelles associées à des images, paru aux Editions G d'encre, Le Locle, hiver 2007

(ISBN 978-2-940257-42-3)

www.editions-gdencre.ch/collections/31-les-bancs-publics-9782940257423.html

Photographies de Nathalie Sabato, Salvatore Laporta, Karen McCoy

Préface de Nathalie Sabato

Lecture radiophonique, Radio suisse romande «Espace 2», janvier 2008