ADAGIO

A-t-on trouvé meilleur révélateur que la mort pour réévaluer son désir de vivre?… Parfois le suicide n'est plus si urgent… surtout quand on a retrouvé goût au champagne… qu'on n'a pas encore déniché la tenue idéale pour sa dernière bière… ou qu'on craint d'être entouré par des voisins d'éternité peu recommandables…

Sur le ton de la comédie à l'italienne, Adagio nous parle de la mort en huit «dramolettes» tragi-comiques et deux brèves funèbres. La mort, celle que l'on prépare, que l'on attend, que l'on côtoie volontairement, que l'on organise méticuleusement alors qu'on est encore bel et bien vivant. La mort, celle de connaissances ou de proches. Celle à laquelle on pense souvent ou parfois. Celle qui tourmente ou simplement inquiète les vaillants bien vivants. Comment composer avec elle, sinon par facétie? Mieux vaut encore la narguer pour la regarder en face ou la tenir à distance. Elle s'octroie une place de toute façon… alors autant l'inviter à danser!

Post scriptum : On n'a jamais fini de rire de la mort, sauf quand on est mort. Une neuvième dramolette («Le Rêve américain») complète la pièce pour la création italienne à Gênes, où trois metteurs en scène différents mettent en scène chacun trois dramolettes.

Pièce à personnages multiples (pour quatre comédiens minimum, deux hommes, deux femmes)

Mise en espace aux Rencontres de la Cartoucherie, Paris 2006

Création suisse par la Compagnie de l'Oranger, mise en scène Laurent Gachoud, Lausanne, novembre 2012

Création italienne au Théâtre della Tosse, mise en scène Yuri D'Agostino, Elisa D'Andrea, Elisabetta Granara, Gênes, mars 2014

www.teatrodellatosse.it/uploads/adagio.pdf

Coup de cœur du comité de lecture du Théâtre du Rond-Point à Paris :  Adagio traite, à travers un regard drôle et cynique, du thème le plus tabou qui soit : la mort, sous toutes ses coutures ou presque.

Création suisse à Lausanne

Adagio au Festival de théâtre francophone pour étudiants de Poznan 2015, mise en scène Tara Manic