À-DIEU-VAT

Pièce en quatorze stations librement inspirée de la vie de Josefine Lehnert (Soeur Pascalina,1894-1983).

Qui eût pensé qu'un Pape parvienne à imposer la présence de sa fidèle compagne au Vatican dans ses propres appartements ? Josefine Lehnert, rebaptisée sœur Pascalina par son ordre, passa pourtant près de trente-neuf années de sa vie auprès d'Eugenio Pacelli (Pie XII), l'un des papes les plus controversés de l'Histoire.

À-Dieu-vat parle du pouvoir et de l'impuissance de la femme la plus influente que le Vatican ait connue. Plus largement aussi, de la place obscure qu'occupe la femme au sein de l'Église encore aujourd'hui.

Pièce à dix personnages (pour quatre comédiens minimum, 2 hommes, 2 femmes)

Sœur Pascalina, surnommée « la Popessa »,

gouvernante du cardinal Eugenio Pacelli,

devenu le Pape Pie XII

Pie XII avec Benito Mussolini

Extrait scène 8 :

JOSEFINE. Le clergé se devait de rester politiquement libre. Il aurait mieux valu rendre l'argent à Mussolini plutôt que de sacrifier vos libertés.

EUGÈNE. Je vous répète que cet argent a permis à l'Eglise de financer de belles et grandes œuvres.

JOSEFINE. Comme celles de la guerre  en Ethiopie, par exemple ?

EUGÈNE. Je ne pensais pas à ça.

JOSEFINE. Ah non ? Alors aux bénéfices que le clergé a tiré de ses invedstissements dans l'armement, peut-être ?

EUGÈNE. Vous ne voyez plus que l'aspect négatif des choses. C'est agaçant à la fin.  Il est pris d'une soudaine crise de hoquet.  Ça y est ! Vous m'avez contrarié.